Dans la démesure des possibles (Extrait)

Ecrire sur l'université, c'est écrire sur un système-monde. Ecrire non pas sur l'institution, mais sur sa pensée, ses énoncés, ses codes. Comme le dit très justement un suicidé de 1940 déjà cité : « (...) la signification historique actuelle du monde estudiantin et de l'Université, la forme de son existence dans le présent, ne vaut d'être décrite que comme une parabole, comme reflet d'un état supérieur, métaphysique, de l'histoire. (...) Pareille description met en lumière la crise qui, au coeur des choses, entraîne la décision à laquelle succombent les lâches et se subordonnent les courageux. Le système est la seule manière de traiter de la situation historique du monde estudiantin et de l'Université. »

La forme de l'université change plus vite que le cours de la Bourse, n'étant qu'un de ses reflets. Cela va à l'étudiant bruxellois, cela va avec lui. Plus l'étudiant est un objet social, plus il est social. D'une socialité qui apprend à humilier en respectant, à (se) vendre en parlant, à tolérer en restreignant, à acheter en (se) regardant.

Sur la réunion de l'Université Autogérée de Lyon du 29 juin 2009

Le rendez-vous était à 9h30 ce lundi. Evidemment je ne suis là qu'à 10h30. Ils sont fous ces lyonnais, ils ont commencé à l'heure ! Bon, il y avait une vingtaine de personnes. Surprenant par rapport à ce qu'on peut vivre à l'ufr zéro par exemple, et dans les autres tentatives du plus ou moins même type à Paris, la moyenne d'âge se situait entre 30 et 40 ans, et avec assez peu de profs en fait.

J'arrive au moment où un cinq espèces de questions se posent qui se sont déjà posées au cours des réunions précédentes, comme axes de réflexion en quelque sorte.
- l'université par rapport à la "société", et la question "que voulons nous ?"

Université Autogérée de Lyon : Invitation à la journée du 29 juin 2009

Au terme d’une année riche en luttes et de beaucoup de rencontres nous proposons de travailler à partir d’un outil qui perdure au-delà des mouvements : une journée de l’Université Autogérée.
Contre un sentiment d’abattement qui en saisit beaucoup aujourd’hui, nous voulons au contraire parier à l’Université autogérée sur la richesse de ces rencontres, pour mettre en place une structure où la réflexion/action se mènerait ensemble sur le long terme… et avant tout pour se donner rendez-vous à la rentrée !
C’est pourquoi nous vous invitons le 29 juin à partir de 9h30 au 4bis rue de l’université pour une présentation de notre projet et une journée d’échange ouverte.

- Présentation du projet et du contexte de l’Université autogérée

Une nuit à l'Université Paris 8 (Vincennes Saint-Denis) 12 juin 2009

Une nuit à l'université de débats, concerts, exposition, cinéma, etc. : fête ! dans le mouvement des Universités à l'invitation des étudiant/es, enseignant/es, chercheur/es, et personnels biatoss en lutte.

« UNE NUIT A L'UNIVERSITE » 12 JUIN 2009
Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis
2 rue de la Liberté 93526 SAINT-DENIS - M13 Saint-Denis Université

DEBATS (Bâtiment C)
15h00 Quelle suite au mouvement des Universités ?
17h00 Processus de Bologne et stratégie de Lisbonne
17h00 Inégalités sociales et condition étudiante
18h30 Vers d'autres formes de lutte

Ouverture de l'inter-séminaire 10 juin 2009

A l'occasion des mouvements de ces dernières années nous avons expérimenté des formes de recherche et de relation au savoir en résistance aux modèles dominants qui tendent à s'imposer. Indépendamment de la réussite ou de l'échec des différentes séquences de lutte passées ou à venir, l'autonomisation de ces pratiques tant par rapport aux pressions économiques que par rapport aux cadres universitaires classiques - ouvrent sur un champ à explorer. S'y est fait jour, grâce au temps de la grève, l'intensité proprement politique du rapport entre la théorie et la pratique.
Nous créons un "inter-séminaire" qui a pour vocation de faire résonner entre elles ces expériences (groupes de réflexion et de recherche ouverts, mises en pratique de l'université expérimentale, séminaires de grève autogérés, etc.) afin qu'elles s'enrichissent mutuellement et qu'elles puissent mettre en commun des réflexions et des réalisations.