La Vague

La Vague Parfaite

La Vague parfaite. 10 000 contre le G8 dans la zone rouge.
Communiqué 19 Mai 2009-Turin-Italie

La Vague a envahi les rues, et bloqué à nouveau la ville, et montée des manifestations contre le G8 à nouveau porté le conflit des mondes de l'éducation et du travail. A Turin, dix mille étudiants, partis du bâtiment du Block G8, ont décidé de marcher sur le centre, prenant pour cibles les banques et les agences d'intérim, scandant à nouveau que "Nous ne paierons pas votre crise".
La Vague entière a décidé de tenter d'entrer dans la zone rouge, refusant toute contrainte à sa liberté de circuler, pour atteindre le site du sommet des barons des lobbys : nous avons protégé la manifestation des charges et nous dénonçons l'utilisation massive et excessive de gaz lacrymogènes projetés au niveau des yeux contre les étudiants.

Contre-sommet du G8 de l'Université à Turin 17-18-19 mai 2009

Les 17, 18 et 19 Mai se tiendra à Turin le "G8 University Summit", avec le parrainage de la CRUI (Conférence des Recteurs des Universités Italiennes), à laquelle participeront les recteurs et présidents des universités des Etats membres du G8, ainsi que ceux de nombreux autres pays dans le monde, en vue du G8 des chefs d'État qui se réunira en Sardaigne cet été. La réunion se donne pour objectif un conseil légitimé par le caractère supposé « neutre et objectif » de la connaissance produite par les universités en direction des "grands de ce monde" sur les problèmes auxquels l'humanité et la planète sont confrontés.

Nous sommes bien conscients du fait que le G8 ne possède aucune crédibilité. En outre, il est évident que c'est un paradoxe que c'est cette même institution qui veut résoudre une crise dont elle est responsable pour avoir laissé quelques uns décider du sort de milliards d'autres, influençant les relations internationales et les politiques économiques et sociales.

Déclaration du Contre-sommet de Louvain 2009

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Etudiants de toute l’Europe, nous nous sommes réunis à Bruxelles, Leuven et Louvain-la-neuve depuis le 25 avril 2009 pour débattre à propos du processus de Bologne. Jusqu'à présent, aucun pays n’a tenu de vrai débat public avec les ministres de l’éducation. Le débat n’a pas seulement été refusé, aussi notre liberté d’expression a été réprimée et nous avons été criminalisés à plusieurs occasions. Aujourd’hui, les ministres de l’éducation se réunissent à Louvain-la-neuve, donc nous, étudiants, avons organisé le contre-sommet de Louvain 2009. Ce processus implique une marchandisation et une dévaluation de la connaissance et nous transforme en objets de consommation. Dans l’actuel contexte de crise générale du système, la tendance en Europe est à la privatisation du peu de service public qui restent. Le processus de Bologne est l’application en matière d’éducation de la stratégie de Lisbonne, dans le contexte des accords généraux sur les commerces et les services.

Contre-sommet européen de Louvain 25-27 avril 2009

Réunis à Paris à l’appel de la Vague Européenne le 27 mars 2009, nous réaffirmons l’appel pour un contre-sommet européen à Louvain contre le Processus de Bologne, qui aura lieu du samedi 25 au mercredi 29 avril.

Les chefs d’état se sont rencontrés lors du Conseil Européen de printemps du 18 au 20 mars. Pour résoudre la crise, ils appellent à accélérer les « réformes » et à poursuivre la stratégie de Lisbonne. Ils réaffirment par là leur volonté de finir leur offensive de privatisation de l’éducation à l’échelle européenne.

Depuis notre précédent appel, les luttes de la jeunesse européenne pour son éducation et donc son avenir se sont encore élargies : Les mois de février et mars ont vu de nombreuses manifestations se dérouler en Espagne, France, Italie, Finlande, Danemark…

Appel pour un contre-sommet européen à Louvain contre le processus de Bologne

« C’est la crise ! » est la phrase la plus prononcée durant ces derniers mois. Oui, c’est la crise. Une crise économique traverse la société. Mais la crise est aussi sociale, culturelle, environnementale, en un mot elle est générale. Si l’implosion du système économique et financier est aujourd’hui utilisée comme un argument pour accélérer la marchandisation de nos vies, des biens et des services publics, précarisant encore plus le travail, nous ne sommes pas dupes.

En Grèce, la jeunesse et les travailleurs se sont insurgés, dans tous les espaces publics, contre leur gouvernement corrompu et ses réformes néo-libérales. En Espagne, on ne compte plus le nombre de facultés occupées ces dernières années, mobilisées contre le processus de Bologne.