Séminaires libres de recherche politique

Séminaire in situ

Le séminaire in situ est un séminaire de recherche à Paris 8, qui élabore des approches libres des formes contemporaines du politique au travers de l'exploration d'une multiplicité de références et d'expérimentations récentes ou en cours.

Il se veut l'ouverture d'un champ d'exploration selon la perpétuelle mise en tension entre des approches acquises et l'inventivité où c'est la dimension de "ce qui est en train de se faire" qui importe. Aussi, il y sera question d'une politique de l'être ensemble et de la circulation des recherches, des savoirs et des pratiques politiques.

Lecture(s) de Marx

Ce séminaire auto-géré a pour but de constituer une structure collective de réappropriation du corpus philosophique marxien. Nous étudierons pour ce faire en alternance les œuvres de jeunesse de Marx et Le Capital, une semaine sur deux, en divisant les séances en une heure d’exposé (le commentaire d’un passage précis, plus ou moins long) et une de discussion et de mise en commun. Le travail se fera sur la base de lectures partagées, et les premières séances seront assurées, sauf investissement immédiat de la part des élèves, par les responsables, et consacrées aux différents textes de la critique de Hegel pour la première semaine, au livre I du Capital pour la seconde.

Propriété et Résistances

Le séminaire "Propriété et Résistances" est un séminaire pluridisciplinaire organisé par des élèves et doctorants en Philosophie, Géographie, Sciences sociales qui mènera une réflexion sur la notion de propriété et sur la question des droits de propriété. Il s’agira d’explorer un paradoxe contemporain : la propriété est un régime majeur de notre rapport à l’espace, aux hommes et aux choses alors que la multiplicité de ses formes rend insaisissable sa signification et obstrue la clarification de ses effets politiques. Cette exploration s’appuiera à la fois sur la discussion de textes contemporains et sur l’étude d’exemples de remise en cause ou de transformations de la propriété comme institution juridique et politique.

L'émancipation

Le mouvement qui a secoué l’ENS pendant trois mois a été l’occasion de mener des réflexions de fond ; de s’interroger sur les formes de pédagogie à l’œuvre dans l’université et sur la manière dont le nouage peut s’y effectuer entre enseignement et recherche. De ce point de vue le séminaire d’élèves, par sa structure autonome, par la participation active qu’il implique, nous a paru particulièrement adapté – permettant des formes de recherche politique directement chevillées à des pratiques concrètes.
Poser aujourd’hui les questions relatives à l’émancipation nous semble éminemment décisif : après avoir été purement et simplement niées par les « pensées » de la fin de l’histoire et du « post-politique », elles semblent de plus en plus cruciales à l’heure où le capitalisme ne repose plus, dans sa légitimation, que sur l’argument d’une absence d’alternatives, d’un épuisement des possibles.

Lancement d'un séminaire d'élèves sur l'émancipation

Il semble aujourd’hui qu’un paradigme historique est sur le point de s’achever : celui défini par l’effondrement du bloc soviétique, où l’on a cru pouvoir consacrer la « fin de l’histoire », le caractère indépassable du modèle de la « démocratie libérale », moment où tout projet d’émancipation de la société se voyait emporté par le tourbillon de l’amalgame totalitaire. Mais plus grand monde ne s’enthousiasme aujourd’hui devant le triomphe du capitalisme : le culte du profit, la société de consommation, les inégalités sociales (et leur démesure à un niveau mondial), beaucoup s’accordent pour s’en indigner. Et pourtant ceux qui prennent acte, tentent de lutter et de construire, sont trop rares, trop divisés ou trop isolés – cet isolement des individus qui est la marque même de notre société, auquel s’ajoute le poids des contraintes économiques, de la vie quotidienne, des conditionnements en tous genres, publicitaires ou médiatiques…